12/12/2019 - Trop de crédits à la consommation, que faire ?

C’est sans prêter réellement attention et avec le cours de la vie et de la consommation que le foyer se retrouve facilement avec plusieurs crédits à la consommation à rembourser tous les mois. Sauf que certains de ces emprunts présentent des taux d’intérêt relativement élevés, comme c’est le cas par exemple des crédits renouvelables avec des taux à plus de 20%. Si le ménage rembourse plusieurs échéances mensuelles, la facture peut vite grimper à des sommes importantes, sans compter les problèmes de gestion d’un budget déséquilibré. La solution peut être de tout regrouper dans un rachat de crédits afin de faire baisser les mensualités mais également les intérêts.

 

Faire un état des lieux de ses crédits conso

Parmi les charges mais aussi la somme à rembourser tous les mois à titre de crédits, se trouvent plusieurs emprunts dont il est important de commencer à lister la nature. Le crédit à la consommation est par essence un moyen financier mis à la disposition des particuliers pour servir à financer un projet autre qu’un achat immobilier. Il peut s’agir de crédits affectés, c’est-à-dire servant à l’acquisition d’un bien ou d’un service (ne pouvant être obtenu que sous présentation d’un devis ou d’un bon de commande comme une voiture par exemple) ou encore de crédits non affectés. Pour ce type d’emprunt, les fonds peuvent être utilisés librement sans aucun justificatif. Les prêts personnels et les crédits renouvelables font partie de cette catégorie de crédits. La somme d’argent maximum qu’un emprunteur peut obtenir est 75.000 euros qui seront échelonnés sur une période de plusieurs années (en général entre 5 et 12 ans maximum). Les propriétaires peuvent mettre leur bien immobilier en hypothèque, on parle alors de rachat de crédit hypothécaire pour obtenir une durée de remboursement encore plus longue. Dans la plupart des cas, les crédits à la consommation peuvent être souscrits auprès des banques, mais aussi des établissements de crédit et des grands magasins ou grandes surfaces. L’ensemble de ces canaux de distribution du crédit sont régulés et contrôlés par les autorités bancaires et doivent notamment disposer de personnel formé autant au crédit qu’à la prévention du surendettement. Un crédit conso a un coût et parfois celui-ci est important malgré les précautions prises. Dans le cas des crédits renouvelables, les taux sont calqués sur celui de l’usure et atteignant sans problème les 21.04% (taux de l’usure applicable au 1er octobre 2019), idem pour les crédits à la consommation classiques souscrits avec des taux plafonds qui varient parfois entre 9.09% et 12.12%. Bref, le montant des intérêts mensuels est bien trop élevé et pour faire baisser cette charge importante, le regroupement de crédits est une alternative optimale pour remettre le budget d’aplomb.

 

Le principe du rachat de crédits à la consommation

L’accumulation de trop de crédits menace l’équilibre du budget, et pire encore peut déboucher sur le surendettement. Le reste à vivre se réduit et devient insuffisant pour assumer les dépenses du quotidien. On parle alors d’une situation d’endettement trop élevé et il faut faire le nécessaire pour rétablir les finances de manière saine pour l’équilibre des finances du ménage. Contrairement à la renégociation de crédits qui consiste à faire une demande auprès de son banquier pour revoir le taux d’intérêt d’un crédit immobilier en général, l’opération de regroupement de prêts consiste à regrouper plusieurs crédits en un seul prêt personnel. Elle est destinée à tout emprunteur qui veut mettre en place une bonne gestion de ses finances en payant moins d’intérêts ou profitant d’une mensualité réduite. Il peut s’agir dans certains cas d’une véritable restructuration des dettes, lorsque les mensualités deviennent trop lourdes à assumer pour le budget et juste avant de tomber dans le surendettement. L’avantage du rachat de crédits conso est que le taux d’intérêt pourra être unique pour l’ensemble des capitaux restants dus rachetés. La banque ou l’établissement financier qui accorde le rachat va solder tous les crédits en cours auxquels va se substituer un seul nouvel emprunt avec des conditions plus avantageuses. Tous les crédits à la consommation peuvent être rachetés, quels que soient leur taux et leur durée. L’emprunteur n’aura plus qu’à rembourser une seule mensualité qui sera adaptée à ses revenus, ses charges et sa capacité de remboursement. A noter que pour réduire le montant de la mensualité l’opération implique un allongement de la durée, ce qui va avoir pour conséquence une augmentation du cout total du crédit. Autre information à prendre en compte, le rachat de crédits conso peut inclure d’autres dettes (loyers, impayés, dettes familiales, etc.) et une trésorerie supplémentaire pour financer un nouveau projet.

 

Les conseils pour optimiser l’opération

Lorsque les conditions d’un crédit sont très intéressantes, avec par exemple un taux d’intérêt très bas, il n’est pas forcément recommandé de l’intégrer dans l’opération de rachat. Cela peut être le cas d’un crédit souscrit lors d’une offre ponctuelle de sa banque ou d’un éco-prêt pour des travaux avec un taux minime. Pareil pour un emprunt dont la durée de remboursement est inférieure à 6 mois : l’emprunteur ne gagnera rien à le faire racheter. Il faudra vérifier par contre qu’au moment du montage financier, l’emprunteur aura la capacité de rembourser sa nouvelle mensualité et une ancienne non rachetée même s’il reste une courte durée. L’organisme prêteur peut également proposer d’intégrer un découvert bancaire dans le rachat de crédits, afin de permettre à l’emprunteur de repartir sur une bonne base et une situation saine. Quoiqu’il en soit, les établissements financiers sont tenus de fournir à leurs clients toutes les informations précises sur le montage du dossier de rachat et de leur stipuler les gains éventuels d’une telle opération ainsi que les frais engendrés. Ils ont l’obligation de vérifier la solvabilité de l’emprunteur et de surveiller le taux d’endettement qui ne doit pas dépasser un tiers des revenus, c’est-à-dire 33%. Cette limite est modulable selon la situation et le profil de l’emprunteur et seule une étude sur-mesure pourra déterminer si elle peut être dépassée. Le reste à vivreest un paramètre important car il représente finalement ce qu’il reste dans le portemonnaie tous les mois pour faire face à ses dépenses quotidiennes et mener un train de vie confortable. Il n’est pas nécessaire de s’adresser à sa banque pour demander un rachat de crédits à la consommation. De nombreux établissements financiers spécialisés proposent l’opération avec au départ des outils de simulation en ligne. Ils permettent de se faire une première idée du montant de la future mensualité en renseignant quelques informations (identité, situation, revenus, crédits en cours). Passer par un courtier spécialisé permet d’avoir accès à de meilleures offres et de gagner un temps précieux grâce à des vrais spécialistes qui maîtrisent le sujet sur le bout des doigts. Il faut bien entendu veiller au cout et à la rentabilité du rachat de crédits, en commençant par les frais de dossier demandés pour l’ouverture de la demande. A ceux-ci peuvent s’ajouter les frais de courtier sous forme de commission de la somme totale empruntée et les frais de remboursement anticipé de tous les crédits soldés. S’ajoute encore le coût de l’assurance emprunteur qui n’est pas obligatoire mais systématiquement proposée par l’organisme prêteur. Enfin, il ne faut pas hésiter à emprunter une somme d’argent supplémentaire dans le cadre de l’opération si un projet est prévu dans les mois à venir, afin d’éviter un nouvel emprunt dans un futur proche et de profiter du taux avantageux mis en place.



Autres actualités du crédit

06/02/2018 - Réorienter l’épargne vers les PME
 Plus de 2.000 milliards d’euros en sommeil Convoqués en colloque par le gouvernement, des intermédiaires financiers ...


21/02/2018 - Les services entre particuliers
Les vols de voitures de plus en plus fréquents   Les statistiques sont assez effrayantes, sur les 100.000 vols de voiture en 2017, ...


02/03/2018 - Les Français et l'investissement en Bourse
 Un léger regain d’intérêt Selon le dernier baromètre publié par l’Autorité des marchés ...